2016 - une année DRIANT


2016, une année DRIANT !

La Forêt des Ecrivains Combattants

le 30 septembre 2016

la rénovation d'une stèle dédiée au Capitaine DANRIT ( DRIANT), située dans la Forêt des Ecrivains Combattants, près de LAMALOU LES BAINS (34) a été inaugurée en présence de nombreuses autorités et d'une délégation de la Promotion
la nouvelle stèle, entourée par les représentants de la Promo: ESTADIEU - CHATEAUX - LECOUTEUX - NERY - FUCHS - COLIN JP - DEBAR - LENDRIN - FOURNIER

La dernière relève

le 18 septembre 2016, à Neufchâtel sur Aisne

le peintre des Armées Jean-Marie ZACCHI a fait don à la Promotion de l'une de ses oeuvres, intitulée "La dernière relève"


Ce don, en hommage aux Chasseurs de Driant, à l'occasion du Centenaire du Combat du Bois des Caures, est dû à une initiative de Bernard MASSON.
Le tableau, oeuvre majestueuse de 1,60 sur 1,30m, représente un groupe de soldats montant en ligne, dans la lueur bleuâtre de la nuit de Verdun, où les hommes et les éléments se fondent, et vont bientôt se mêler à la terre où ils seront ensevelis.

La Sidi-Brahim

le 17 septembre 2016, Fête de la Sidi-Brahim au Fort de Vincennes

Au cours de la cérémonie traditionnelle de passation du Drapeau des Chasseurs, la Promotion a déposé au tombeau des Braves une urne contenant de la terre prélevée au Bois des Caures,


Cette action a pour but de rappeler le très fort attachement de Driant à la commémoration du combat de Sidi-Brahim, qu'il citait constamment en exemple à ses Chasseurs et à l'un des héros, la Clairon ROLLAND, dont Driant portait la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur lorsqu'il a été tué.
Par leur héroïsme au Combat du Bois des Caures, les Chasseurs des 56° et 59° Bataillons ont rejoint dans la légende les Chasseurs du Combat de Sidi-Brahim.
Il était donc juste, à l'occasion du centenaire de leur combat, qu'ils soient unis dans un même hommage.

Une nouvelle promotion DRIANT

le 19 août 2016, à l'Ecole militaire à Paris

La promotion 2016 des ORSEM a reçu le nom de "Lieutenant-Colonel DRIANT



Le nom de "Lieutenant-Colonel DRIANT", mort pour la France le 22 février 1916 au Bois des Caures, a été attribué à cette promotion parce que, ayant demandé à recevoir un commandement dès le début de la guerre, à la mobilisation, il commandait deux bataillons de réserve.


La cérémonie, présidée par le général Major général de l'Armée de Terre, s'est déroulée en présence du Secrétaire de Promotion, accompagné de quelques camarades de promotion et de quelques membres de la famille Driant.
Les contacts établis avec ces officiers de réserve, qui sont allés visiter le Musée Driant, à Neufchâtel sur Aisne, durant le mois d'août laissent bien augurer de cette transmission d traditions....

DRIANT et le théâtre

le 27 juillet, au château de la Pommerie, en Dordogne

"EVASION D'EMPEREUR" une oeuvre du Capitaine DANRIT a été présentée au public pour la première fois


Trouvé par le Secrétaire Promo dans les archives de la famille Driant, le manuscrit de cette oeuvre, dérivée du livre éponyme, a été retranscrit et adapté par la compagnie L'Aurore, d'Yvan Lambert et interprétée devant plus de 250 personnes, dans le cadre des activités théâtrales de l'Association des Amis du Musée Napoléon de Cendrieux (24) Cette première mondiale a été soutenue par l'Association des Amis du Musée Driant et par la promotion Driant. La famille Driant était représentée par l'un des arrières-petits-fils, Gérard OUDIN, accompagné de son épouse.

BAPTEME DE NOS PETITS BAZARS


Samedi 23 juillet

à COETQUIDAN, baptême de la promotion "Général SAINT HILLIER" de l'Ecole Spéciale Militaire de SAINT-CYR


Une délégation de la Promotion, conduite par le Secrétaire de promotion, a assisté au Triomphe 2016 et au baptême de nos petits-petits bazars. Après une belle messe célébrée dans la prairie à l'extremité du Marchfeld et un déjeuner pris au restaurant des élèves, les participants ont assisté au spectacle de l'après-midi, présentant les principaux matériels de l'armée de terre et réhaussé, cette année, par les évolutions de la Patrouille de France, en hommage à la promotion sortante de l'EMIA, qui porte le nom de NUNGESSER. A l'issue, les représentants de la promotion se sont rendus au Musée du Souvenir, pour y découvrir l'exposition consacrée à DRIANT et pour y déposer le recueil nominatif des morts de la Promotion, avec 'appel de leurs noms au pied de la statue de la France. Enfin, après un dîner à nouveau pris en commun, les membres de la Promo, arborant leur écharpe, ont assisté aux cérémonies nocturnes, au cours de laquelle ils ont notamment assisté à la naissance de la promotion "Général SAINT HILLIER". Et puis, après cette belle journée de fête, chacun est reparti, avec ses souvenirs et une petite lueur en forme de casoar dans les yeux.... Etaient présents: Michel et Florence AVELANGE - THierry CLEMENT - Paul et Nicole DILASSER - HJ et Nicole FOURNIER - Jacques MORIN - Patrice O'MAHONY - Jean-Michel et Elisabeth PITZINI - Charles et Axelle RICHE de FORGES - Daniel et Claudine SERON - Gildas et Maryvonne SONNIC et leurs petits-enfants - Patrick du REAU -

Renaissance du 1er Bataillon de Chasseurs

le 12 juillet au Camp de MAILLY, renaissance du Bataillon DRIANT


Le Centre d'Entraînement au Combat (CENTAC) de MAILLY a reçu l'appellation, le fanion et les traditions du 1er Bataillon de Chasseurs à l'occasion d'une cérémonie qui s'est déroulée sous la présidence du général commandant les Forces terrestres. La Promotion était représentée par le Secrétaire de Promotion, qui a offert au nouveau chef de corps un exemplaire de "LA GUERRE FATALE", où Driant raconte l'engagement du Bataillon qu'il a commandé de 1899 à 1905 et qui était alors connu sous le nom de "Bataillon DRIANT".

L'hommage de la ville de TROYES

le 23 juin à TROYES

une journée du souvenir en hommage à Emile DRIANT, commandant du 1er B.C.P.


une dizaine de membres de la Promotion s'étaient donné rendez-vous à TROYES, pour participer à cette journée. Après une rapide installation dans un hôtel confortable, la délégation a assisté, dans un salon de l'Hôtel de ville, à une brillante conférence prononcée par le docteur Laurent CHAPOUTOT et par le professeur Claude LAMBART sur le séjour de DRIANT à TROYES, en présence d'une assistance nombreuse.

Inauguration d'une stèle

Puis ce fut l'inauguration d'une stèle dédiée à la mémoire de DRIANT, qui monte désormais la garde devant l'entrée de son ancienne caserne, transformée en collège, dont les élèves nous ont ensuite accueilli, avec les élèves d'une école primaire voisine, pour une remarquable et émouvante présentation animée de poèmes et de "haïkus" sur le héros du jour.
Ce fut l'occasion pour le secrétaire Promo de remercier les enfants et leurs professeurs, à travers un discours que DRIANT aurait sans doute approuvé des deux mains. "Dans plusieurs de ses livres, Emile DRIANT, s'adresse souvent à ses jeunes lecteurs en leur disant : " Mes chers enfants ". Permettez-moi d'utiliser la même appellation pour vous dire quelques mots, à vous, jeunes collégiens et jeunes élèves qui nous recevez aujourd'hui dans votre établissement. Mes chers enfants, En inaugurant la stèle que nous venons de dévoiler, il y a quelques instants, devant l'entrée du Collège Beurnonville, la ville de Troyes et nous l'en remercions très vivement, a voulu rappeler la mémoire du lieutenant-colonel Emile DRIANT, qui a été tué au début de la bataille de Verdun, il y a tout juste 100 ans. Emile DRIANT a en effet vécu à Troyes durant six ans, lorsqu'il commandait le 1er Bataillon de Chasseurs à Pied. Ce bataillon habitait ici, dans ces bâtiments qui étaient alors une caserne : la caserne Beurnonville. Il était juste que l'on s'en souvienne. Mais ce geste de mémoire ne se limite pas à ce rappel historique. Selon l'expression consacrée, on a marqué sur la plaque de la stèle que Driant est mort pour la France ! Cela signifie que cet homme, comme les centaines de milliers de Français qui ont trouvé la mort au cours de la Ière Guerre mondiale, au cours de la " Grande Guerre ", a été capable de donner sa vie pour son pays, pour sa Patrie. Tous ne l'ont pas fait de gaîté de cœur, sans doute. Mais tous avaient le sentiment d'accomplir leur devoir envers la terre de leurs pères, que l'on appelle aussi curieusement, mais justement, la Mère Patrie. Ils étaient tous des " enfants de la patrie ", comme nous le chantons dans notre hymne national et ils mouraient pour leur père et pour leur mère. Ils acceptaient de mourir pour que tous ceux qu'ils aimaient puissent vivre en paix et en liberté, dans leur pays. C'est ce que DRIANT, durant toute sa vie, a voulu faire comprendre, à travers les livres qu'il écrivait sous le pseudonyme de " Capitaine DANRIT " : aimer son pays, aimer sa Patrie, comme on aime ses parents, au point de donner sa vie pour elle, de donner sa vie pour eux. Car Driant pensait que si l'on est capable de cela, capable de donner sa vie pour les autres, on est alors aussi capable d'aimer les autres, ses compatriotes et donc de se comporter en bon citoyen, respectueux des lois et des autres, pour vivre harmonieusement ensemble, dans un même pays. Il pensait aussi que si l'on était capable de donner sa vie pour les autres, pour ses voisins, pour ses concitoyens, pour des personnes que l'on ne connaît pas, on était alors encore plus capable d'être un bon père de famille et de s'occuper de ses enfants, de tout faire pour qu'ils réussissent leur vie et deviennent à leur tour de bons patriotes, de bons citoyens, de bons voisins, de bons pères de famille. Voilà pourquoi DRIANT voulait que l'on aime son pays, sa Patrie, cette terre sur laquelle nous vivons tous ensemble. Cela ne veut pas dire qu'il faut être belliqueux, qu'il faut vouloir la guerre, qu'il faut vouloir se battre contre d'autres pays ou d'autres peuples. Non, cela signifie simplement qu'il faut accepter de respecter des règles, dans un pays comme à l'école ou à la maison, de manière à pouvoir faire des choses ensemble. Cela signifie qu'il faut respecter et aimer les autres : ses voisins, ses maîtres, ses camarades, sa famille, pour pouvoir vivre ensemble. Cela ne concerne pas seulement les militaires, comme Driant. Mais aussi tous ceux qui mettent leur vie au service de leur pays et de leurs concitoyens : les pompiers, les policiers, les médecins, les infirmières, les enseignants, les élus et bien d'autres qui placent le service des autres avant leurs propres intérêts. C'est ce que DRIANT résumait dans la devise qu'il avait adoptée : " La Patrie avant le parti ! " C'est ce qui a toujours guidé DRIANT durant toute sa vie, jusqu'à sa mort. C'est ce que l'on retrouve dans tous les livres qu'il a écrits, précisément pour la jeunesse, car il savait bien qu'elle était l'avenir. Si vous trouvez ces livres à la bibliothèque de votre ville, vous plongerez dans des aventures passionnantes qui ont toujours comme thème l'amour de son pays. Driant sera fier de savoir que de jeunes enfants, nés 100 ans après son passage à Troyes, se souviennent de lui et ont encore quelque chose à apprendre de son exemple. C'est pour cela que, avec mes camarades Saint-Cyriens, avec les membres de la famille DRIANT, nous sommes heureux, aujourd'hui, de savoir que, tous les jours, en venant au Collège, vous passerez devant cette stèle et que vous aurez peut-être, de temps en temps, une pensée pour cet homme qui avait choisi, comme le rappelait le président de la Chambre des députés dans son éloge funèbre, de vivre et de mourir " pour la Patrie, l'honneur et la justice ". Je vous remercie de , votre attention, comme je remercie aussi vos maîtresqui vous ont bien voulu vous permettre de participer à cet hommage et qui ont la lourde responsabilité, avec vos parents de vous conduire, vers votre vie d'hommes et de femmes de France. Et pour que vous gardiez un souvenir de cette rencontre avec Driant, je vais vous faire remettre un petit insigne, qui représente la coiffure des Saints-Cyriens : un shako avec le Casoar. J'espère que ce sera un bon souvenir…."

La délégation de la Promo

La promotion était représentée par Jean-François NICLOUX, Marcel et Boda RANJEVA, Claude et Réjane LEPETIT, Christian et Christine LECOMTE, Raymond et Marie-France BOURGUE, Michel et Marie-Bernadette STOUFF, Paul et Georgette ROCHER, Roland WECK, ainsi que Michel COUSSY et HJ et Nicole FOURNIER, renforcés par quelques membres de la famille DRIANT.

Journée d'études à Nancy


Vendredi 3 juin à NANCY

Journée d'études consacrée au Capitaine DANRIT, le Jules Verne militaire

organisée, de 09 h à 17 h à l'Hôtel de ville (salle Mienville) par l'Association des Amis du Roman Populaire

AU PROGRAMME - Daniel DAVID - le colonel DRIANT et le Capitaine DANRIT Marie PALEWSKA - Images de la femme chez Danrit Daniel COMPERE - Un rendez-vous anticipé avec la guerre "L'Alerte" Frédéric SCHWINDT - La mort du soldat Jean-Luc BUARD - Georges Dutriac, illustrateur des romans de Danrit Alfu - Son dernier roman, "La Guerre souterraine"

Une conférence à TROYES

Samedi 21 mai

à l'Auditorium de Saint Jullien les Villas (TROYES)

conférence de Jacques Roland Fournier, président de l'ATEC sur le thème des cartes postales anciennes évoquant le séjour de DRIANT à TROYES

"Le Commandant DRIANT et le 1er Bataillon de Chasseurs"

Expo DRIANT au Musée du Souvenir

le 15 avril, à COETQUIDAN

Inauguration d'une exposition consacrée à DRIANT


La Promotion était représentée (de g. à d.) par: Maurice THIEBAUT, Philippe GUILLAUME, Sylvestre VILLALONGUE, Paul DILASSER, HJF, Jean-Marie MARTEL, Henri QUEROL(caché), Patrick du REAU, Jacques MORIN, Jean-Michel PITZINI, François BUCHWALTER , Gérard BALLUFIN, Jean PUJOL et Michel AVELANGE

A cette occasion, le secrétaire Promo a prononcé quelques mots

Mon général, Chers amis, Permettez-moi tout d'abord de vous remercier, vous mon général, pour l'accueil que vous avez bien voulu réserver à cette exposition et vous tous, chers amis, qui êtes venus ce soir pour honorer la mémoire du Lieutenant-colonel Emile Driant et célébrer l'esprit de camaraderie qui unit la promotion qui porte ce nom. Je tiens à saluer tout particulièrementPhilippe DRIANT, petit-fils du colonel, qui représente sa famille et qui a fourni de nombreux objets présentés dans cette exposition,M. Philippe TRUTIE de VARREUX, petit-fils du colonel Charles TRUTIE de VARREUX, qui appartenait à la promotion du Siam (1892-1894), dont Driant fut commandant d'une compagnie et enfin M. Paul HUTIN, petit-fils et petit -neveu de deux Chasseurs de Driant , Paul et Jules HUTIN, bien connus en Bretagne. La présence de ces descendants, témoigne de l'attachement et de la fidélité que Driant savait susciter autour de lui.

Venant après les diverses manifestations qui ont eu lieu au mois de février, à Nancy, à Verdun et à Paris et en attendant celle qui aura lieu à Troyes au mois de juin, cette exposition, dans ce haut lieu du Souvenir de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr à laquelle il était tant attaché, revêt en effet une importance toute particulière.

En cette année du centenaire de sa mort, au Bois des Caures, le 22 février 1916, dans les premières heures de la bataille de Verdun, Il nous a semblé, en effet, que Saint-Cyr ne pouvait pas ne pas participer à l'hommage qui est rendu, au cours de cette année 2016, à celui qui fut, en son temps, une célébrité de son vivant et un héros après sa mort.
Car, chez Driant, tout tourne autour de Saint-Cyr.
Emile DRIANT fut tout d'abord, de 1875 à 1877, un jeune Saint-Cyrien de la promotion" la dernière de Wagram "  nom qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'a rien à voir avec la geste impériale, mais avec un simple déménagement de cette promotion de la cour  de Wagram vers un autre bâtiment de l'ancienne école de Saint Cyr. Une époque où les élèves pouvaient ainsi faire un clin d'œil amusé à l'histoire de leur Ecole….
Il fut ensuite, de 1892  à 1894,    un commandant de compagnie de la promotion du " Siam " qu'il marqua d'une profonde empreinte, (comme tous les instructeurs de cette belle école le font depuis toujours….)
Et il a donné enfin son nom à une promotion, la nôtre, qui eut le privilège, il y a cinquante ans, d'inaugurer ce que l'on appelait alors " la nouvelle Ecole ", commandée à ce moment-là par un de vos illustres prédécesseurs, le général de BOISSIEU.
Ce qui nous valut, à cette époque, d'être parfois appelés " la promotion des deux gendres ", notamment par les Voraces de l'Ecole.
Car Driant avait été le gendre du célèbre général BOULANGER comme le général de BOISSIEU était, comme tout le monde le sait, le gendre du Général de GAULLE.
Outre ce double parrainage et bien d 'autres aventures que nous raconterons peut-être un jour à nos petits bazars, nous eûmes aussi le privilège d'inaugurer ce Musée du Souvenir en 1967, à l'occasion de notre Triomphe. C'est vous dire notre émotion, presque 50 ans après, de nous retrouver une nouvelle fois en ces lieux. Emotion qui se double pour moi, de souvenirs personnels, puisque j'ai eu l'honneur d'être le directeur de ce Musée, il y a…. bien longtemps, (à l'époque où l'on n'était pas forcément désigné pour son expertise !)
Mais je ne vais pas vous raconter ma vie, ni d'ailleurs celle de notre parrain, que vous pourrez découvrir en parcourant cette exposition.

Je voudrais simplement vous dire que, lorsque nous avons reçu ce nom en héritage, nous aurions bien aimé découvrir notre parrain à travers une telle exposition. Car nous ignorions à peu près tout de cet homme. Ou du moins, les jeunes Cyrards que nous étions n'avaient voulu retenir que la fin glorieuse d'un officier à la tête de ses hommes.
Ce n'est que par la suite, après avoir acquis un peu plus de maturité, que nous avons pris conscience de la richesse du parcours de ce personnage qui fut tout à la fois un officier reconnu pour sa compétence professionnelle et apprécié, voir aimé de ses hommes, mais aussi un écrivain original que l'on a pu appeler le " Jules Verne militaire " et qui a marqué plusieurs générations de jeunes Français, en faisant naître de nombreuses vocations. Ne dit-on pas que le général de Gaulle lui-même, dans son adolescence, s'inspirait des récits de Driant pour organiser des batailles de soldats de plomb, dont il était, bien sûr, le généralissime?

Driant fut enfin un homme qui sut aller jusqu'au bout de ses idées,  en s'engageant en politique pour mieux défendre son pays et faire entendre une voix qui contribua, avec d'autres, à donner à la France, en  1914, les moyens de défendre son territoire.
Mais Driant ne s'est pas contenté de ce rôle de lanceur d'alerte. Il a eu aussi, malgré son âge, le courage de participer pleinement au combat et de partager le sort de ses hommes, jusqu'à cette mort au combat il y a cent ans.
Driant est ainsi un parrain de promotion d'une richesse extraordinaire, car les diverses facettes de sa personnalité, comme officier, comme écrivain, comme homme politique et comme chef, s'offrent toutes en modèle non seulement aux officiers que nous sommes, mais aussi, tout simplement, aux citoyens.
Officier, il le fût totalement, par toutes les fibres de son cœur.
Ecrivain, il le fût aussi pleinement, en nous offrant une œuvre littéraire qui, si elle est aujourd'hui apparemment datée et obsolète, recèle cependant un certain nombre de fondamentaux que tout officier devrait méditer. Car c'est par l'étendue de sa CULTURE, la permanence de sa CURIOSITE et la puissance de son IMAGINATION qu'il a su dépasser les stéréotypes de son temps pour tenter de prévoir la GUERRE FUTURE, celle qu'il faut gagner.
Homme politique, il ne renonça jamais à la devise qu'il avait élevée en mot d'ordre de sa vie : "La Patrie avant le parti. Trois mots pour définir un programme qui lui fit toujours choisir, à titre personnel, la voie de l'honneur et, en tant qu'officier, la défense de l'armée. Car il estimait que l'armée était la gardienne de la Patrie.

Tel était l'homme que nous sommes venus honorer aujourd'hui, grâce à l'accueil que le Musée du Souvenir lui a réservé. Avant de conclure, je tiens également  à remercier tout particulièrement mon ami et Ancien, le général Patrick JARDIN, président des Amis du Musée du Souvenir, qui a bien voulu donner son accord à cette manifestation et le commandant LEROY qui a la chance d'être le Conservateur de ce Musée et de vivre ainsi parmi tous ces souvenirs de ceux qui ont fait, comme DRIANT, l'histoire de Saint-Cyr.
La Promotion DRIANT est heureuse, ce soir, d'avoir apporté sa pierre à cette histoire, en rappelant celle de son parrain, dont elle conserve " le grand souvenir " que nous évoquons lorsque nous chantons la " Galette".
Et comme nous souhaitons que ce souvenir perdure, nous tenons à offrir au Musée cet ouvrage relativement rare, une sorte d'ancêtre des " albums promo ". C'est en effet un album qui rassemble les photographies d'époque de DRIANT et de ses camarades de la promotion " La dernière de Wagram ", lorsqu'ils étaient élèves à Saint-Cyr.
Il était juste qu'il revienne à la maison-mère…..
Je vous remercie de votre attention</font></html>
Souvenez-vous, le 24 juillet 1966

Mon général, quel nom donnerez-vous à cette promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de SAINT-Cyr ?


Cette promotion portera le nom de "Lieutenant-Colonel DRIANT"

Souvenez-vous: il y a 50 ans !

Le Caso


Que diriez-vous si, moi qui suis un peu poète, J'allais soutenir que, malgré vos ennuis, Il est, même à Saint-Cyr, des heures qu'on regrette Et dont on dit un jour ne soupirant : " Jadis ! " Je vous entends déjà donner votre parole Que, lorsque vous aurez mis les pieds hors d'ici, Vous ne songerez plus jamais à cette Ecole…. Peut-être auriez vous tort de me parler ainsi. Jeunes gens, l'avenir est votre poésie, Le but de vos travaux, le rêve caressé. Mais, lorsqu'on devient vieux, le charme de la vie Est de pouvoir revivre un peu dans le passé. Aussi, mes chers amis, si vous voulez m'en croire, Gardez vos vieux plumets, gardez les bien longtemps, Ils furent les témoins de votre jeune gloire, Ces plumets par la foule applaudis à Longchamps ! Ne les rejetez pas comme une chose vaine A l'heure où vous aurez vos épaulettes d'or Et, la fortune aidant, si les feuilles de chêne Ceignent votre képi, conservez-les encore ! Car c'est surtout alors, que les plumets jaunis Vous parlent au cœur un langage éloquent De même que l'automne aux lentes rêveries Possède un climat exquis, pâle mais pénétrant Alors, vous n'aurez plus d'amour, hormis la France Vous n'attendrez plus rien, sur terre, que la mort, Vivant de souvenirs et non plus d'espérance Indifférents aux coups, comme aux faveurs du sort…. Heureux ceux qui pourront, au déclin de leur vie, Retrouver dans un coin quelque vieux souvenir D'un amour fugitif, une rose flétrie, De leurs illusions, un plumet de Saint-Cyr ! Plus d'un vieux général, à la moustache blanche, Tout d'un coup rajeuni, croira se voir encore Conscrit tout étonné de porter " fausse manche " D'un pas timide errant dans le long corridor Ou bien passant gaiement les jours de facétie, Le fusil sur l'épaule et le sac sur le dos, En dissipant l'ennui de leur monotonie Par quelque vieille histoire ou quelque gai propos. Ou, surtout, défilant sur la plaine poudreuse De Longchamps, étonné de se voir applaudir De toute cette foule enthousiaste et joyeuse Dont les cent mille cris disent : " Vive Saint-Cyr !" Ainsi, devant ses vieux soucis, ses vieilles peines Aux reflets consolants d'un lointain souvenir Qui réveille en son cœur tant de choses lointaines Il en viendra peut être à regretter Saint-Cyr ! Et, s'il pouvait revenir en arrière, Recommencer les jours, passés depuis longtemps, Reprendre ses travaux, son collier de misère, Peut-être il dirait " oui ", pour avoir ses vingt ans.


**Capitaine Emile D R I A N T instructeur à Saint-Cyr (1893)**

SAISIR L'INSAISISSSABLE

Gildas LEPETIT, fils de notre camarade Claude LEPETIT, historien et officier de gendarmerie, vient de publier sa thèse de doctorat qui présente l'histoire de la Gendarmerie en Espagne au temps de Napoléon.
A l'heure où les grandes guerres de masse ont cédé le pas aux conflits asymétriques, cet éclairage historique est intéressant à confronter à certains problèmes contemporains.
Edité par le SHD et les Presses Universitaires de Rennes.

LA CROIX DE GUERRE S'EXPOSE

au Service Historique de la Défense  (Pavillon du Roi) à Vincenens, une exposition sur la Croix de Guerre, du 14 mars 2016 au 31 mai 2016, rappelle que le Lt-colonel DRIANT en est l'un des inventeurs et présente de nombreux aspects méconnus de cette prestigieuse récompense que seuls les Braves peuvent recevoir.

Sur les Champs Elysées aussi....

La bataille de VERDUN et son début, au Combat du Bois des Caures sont évoqués par la très belle exposition en plein air présentée sur les Champs Elysées à l'aide de grandes photographies du champ de bataille tel qu'il apparaît aujourd'hui aux visiteurs.
Des images magnifiques....à contempler en se promenant.