Commémo DRIANT 2013

Comme chaque année, l'anniversaire du combat du Bois des Caures
et de la mort du Lieutenant-colonel DRIANT et de ses Chasseurs des 56ème et 59ème B.C.P.
a été l'objet de plusieurs manifestations autour de cette date

Très impliqué dans le souvenir de Driant et de ses Chasseurs, le Maire de Vacherauville a fait réaliser, dans l'entrée de la mairie, un "Espace DRIANT" où sont rassemblés quelques souvenirs

La sonnerie aux morts

Interprétée lors des manifestations patriotiques et des cérémonies commémoratives, on est tenté de croire que la sonnerie aux Morts a toujours existé. Pourtant, les Poilus qui pleuraient leurs frères d'armes des tranchées ne l'entendirent jamais, puisqu'elle ne fut composée qu'après la première guerre mondiale, au début des années trente. A son origine se trouve l'un des héros de la grande guerre, le général GOURAUD. Dans une circulaire rédigée le 11 août 1932 , celui-ci précisait : L'usage s'est établi,au cours des cérémonies d'hommage aux Morts de la grande guerre qui, depuis l'armistice , se déroulent devant les monuments commémoratifs et particulièrement devant le tombeau du Soldat inconnu, d'observer une minute de recueillement. J'ai décidé de compléter ce cérémonial, désormais traditionnel, par une sonnerie nouvelle dite "Aux Morts" , qui constituera le signal et le prélude à la minute de silence. Cette sonnerie pourra également être exécutée dans toutes les circonstances où le commandement croira devoir honorer par un cérémonial les officiers, sous-officiers et soldats tombés au champ d'honneur. Quelques années auparavant, l'attention du général GOURAUD, alors gouverneur militaire des Invalides, avait été attirée par la sonnerie de clairon, appelée " Taps ", précédant  la minute de silence au cours des cérémonies américaines. Il s'en est ouvert auprès du commandant DUPONT, chef de la musique de la Garde Républicaine , l'invitant à composer une pareille sonnerie puisqu'elle était absente du répertoire de l'armée française .

Elle fut exécutée pour la première fois le 14 juillet 1931 sous l'Arc de Triomphe en présence d'André MAGINOT. L'année suivante Paul BONCOUR, ministre de la guerre félicita le commandant DUPONT et rendit réglementaire cette sonnerie porteuse de tant d'émotion.