Comme chaque année, l'anniversaire du combat du Bois des Caures et de la mort du Lieutenant-colonel DRIANT et de ses Chasseurs des 56ème et 59ème B.C.P. a été l'objet de plusieurs manifestations autour de cette date Au Bois des Caures | Le dimanche 20 février 2011, l'Amicale de Sidi-Brahim de Verdun a organisé, comme chaque année, une cérémonie à Vacherauville, à l'occasion du 95ème anniversaire du déclenchement de la Bataille de VERDUN et du sacrifice des 56ème et 59ème Bataillons de Chasseurs à Pied, commandés par DRIANT. La manifestation comportait:
- une très belle messe dans la petite église de Vacherauville (qui possède un autel dédié à Driant et de nombreux souvenirs). Au cours de la messe, le célébrant rappela, dans son homélie, l'histoire particulièrement émouvante des origines de la sonnerie aux morts française.
- un dépôt de gerbe au monument aux morts de Vacherauville
- un déjeuner avec l'ensemble des Chasseurs, au cours duquel tous les refrains furent sonnés, selon la coutume
- une cérémonie au Monument des Chasseurs du Bois des Caures.
- un pot final pour se remettre de cette rude journée, avec une météo "normale" pour ce coin de terre lorraine, où quelques flocons de neige sont venus rappeler les conditions dans lesquelles ont combattu les Chasseurs de Driant.
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| La gerbe Promo a été déposée par le Secrétaire Promo, accompagné du Maire de Vacherauville et de ses trois garçons, qui ont activement participé à l'ensemble de la journée, apportant un peu de jeunesse dans ce rassemblement où les scolaires font malheureusement défaut. |
| Très impliqué dans le souvenir de Driant et de ses Chasseurs, le Maire de Vacherauville a fait réaliser, dans l'entrée de la mairie, un "Espace DRIANT" où sont rassemblés quelques souvenirs |
| Toujours fidèle à la Promo et à la mémoire de Driant, Alain LEFEVRE accompagnait le Secrétaire Promo. |
|   A l'Arc de TriompheLe lundi 21 février, l'Amicale des Anciens Chasseurs de l'Ile de France ravivait la Flamme sous l'Arc de Triomphe. Pierre LANG et Arnauld de MIOLLIS accompagnaient le Secrétaire Promo et Jérôme DRIANT pour cette cérémonie traditionnelle |
|   La messe du SouvenirCette année, la messe a été célébrée, le mardi 22 février, à 19 h 00, en l'église Notre-Dame du Saint-Sacrement (Paris XVIème), en présence de nombreux membres de la famille DRIANT, dont Louis-Marie VIGNE, qui a animé la messe par de très beaux chants. Au début de l'office, le secrétaire rappela brièvement aux fidèles étonnés de voir autant de nouveaux (et "jeunes") paroissiens, les raisons de ce choix.
Depuis plusieurs années, la Promotion organise, le 22 février, une messe en souvenir du sacrifice du lieutenant-colonel DRIANT et de ses Chasseurs, au Bois des Caures, en 1916 et je remercie la paroisse de Notre-Dame du Saint-Sacrement de nous accueillir aujourd'hui pour cette célébration. Cette messe revêt un sens particulier ce soir, car, il y a très précisément 95 ans, le 22 février 1916, à cette heure-ci, le colonel DRIANT tombait à la tête de ses hommes au terme d'une furieuse bataille de deux jours. Mais sa famille n'apprit sa mort que plusieurs semaines après et l'on peut penser que c'est ici, dans les jours qui suivirent, que sa femme, Thérèse et ses enfants qui habitaient tout près au 47, avenue Georges Mandel, venaient prier et confier leur espoir au Seigneur.
Au-delà de la démarche strictement religieuse, cette célébration se veut aussi une manifestation du devoir de mémoire que nous avons accepté d'assumer, il y a 45 ans, en choisissant cet officier pour parrain, choix que nous avons renouvelé, plus récemment, en inscrivant dans les buts de notre association notre souci de promouvoir le souvenir de notre parrain.
C'est d'ailleurs ainsi que notre action est perçue par ceux qui, comme nous, cultivent le souvenir de ces hommes qui ont su remplir leur mission jusqu'au bout, par simple obéissance aux ordres reçus.
Parmi eux, il y a, bien sur, les membres de la famille Driant qui trouvent ainsi une occasion de se réunir et qui sont fiers de voir le nom de leur aïeul toujours vénéré. Mais il y a aussi quelques descendants de simples chasseurs qui ont gardé au-delà du temps qui passe, le souvenir d'ancêtres qu'ils n'ont pas connus.
Et s'il n'y avait qu'une seule raison à trouver pour justifier cette activité, celle-ci se suffirait à elle-même, tant il me paraît positif qu'en 2011, des Français sachent que les Saint-Cyriens, fidèles à leur serment de jeunesse, n'oublient pas, mêlant dans un même souvenir le chef et ses hommes, tombés dans le même combat.
Ce soir, nous associerons également à leur souvenir : " madame Robert DRIANT, belle-fille du colonel, décédée en 2010, " notre camarade André PARDON, décédé également en 2010 ainsi que tous ceux que chacun de nous porte dans ses prières.
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| Au cours de cette cérémonie, un descendant d'un Chasseur de Driant, qui assiste toujours très fidèlement à cet office religieux, a remis au Secrétaire Promo la collection complète des 8 numéros du journal de tranchée "LE SON DU COR", réalisé de mai 1915 à janvier 1916 par les 56ème et 59ème BCP, sous la direction et à l'initiative d'un secrétaire de Driant : Jules HUTIN. |
|   Une soirée amicale A l'issue de la messe, Monique et Arnauld de MIOLLIS ont accueilli, en voisin, les représentants de la Promotion, pour un très agréable dîner dans leur appartement. Etaient présents (malgré les aléas de l'information): Henri et Chantal BENTEGEAT, Thierry CLEMENT, Charles-Henri de MONCHY, Patrick du REAU, Jacques GRENIER, Pierre LANG, Patrice et Marie-Christine O'MAHONY, Claude et Hermine THERET, Bernard THORETTE et Louis ZELLER. |
| Prudentes et ne souhaitant participer à la reconstruction du monde et de l'armée de terre, les épouses s'étaient aménagés un petit coin bien à elles, ou elles ont pu dire tout le bien qu'elles pensaient de leur cher et tendre..... |
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|  La sonnerie aux morts | Interprétée lors des manifestations patriotiques et des cérémonies commémoratives, on est tenté de croire que la sonnerie aux Morts a toujours existé. Pourtant, les Poilus qui pleuraient leurs frères d'armes des tranchées ne l'entendirent jamais, puisqu'elle ne fut composée qu'après la première guerre mondiale, au début des années trente. A son origine se trouve l'un des héros de la grande guerre, le général GOURAUD. Dans une circulaire rédigée le 11 août 1932 , celui-ci précisait : L'usage s'est établi,au cours des cérémonies d'hommage aux Morts de la grande guerre qui, depuis l'armistice , se déroulent devant les monuments commémoratifs et particulièrement devant le tombeau du Soldat inconnu, d'observer une minute de recueillement. J'ai décidé de compléter ce cérémonial, désormais traditionnel, par une sonnerie nouvelle dite "Aux Morts" , qui constituera le signal et le prélude à la minute de silence. Cette sonnerie pourra également être exécutée dans toutes les circonstances où le commandement croira devoir honorer par un cérémonial les officiers, sous-officiers et soldats tombés au champ d'honneur. Quelques années auparavant, l'attention du général GOURAUD, alors gouverneur militaire des Invalides, avait été attirée par la sonnerie de clairon, appelée " Taps ", précédant la minute de silence au cours des cérémonies américaines. Il s'en est ouvert auprès du commandant DUPONT, chef de la musique de la Garde Républicaine , l'invitant à composer une pareille sonnerie puisqu'elle était absente du répertoire de l'armée française .
Elle fut exécutée pour la première fois le 14 juillet 1931 sous l'Arc de Triomphe en présence d'André MAGINOT. L'année suivante Paul BONCOUR, ministre de la guerre félicita le commandant DUPONT et rendit réglementaire cette sonnerie porteuse de tant d'émotion.
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